> POISSONS DU LIBAN

Au Liban près de Byblos se trouvent Haqel, Hadjoula, et Ennammoura trois villages à renommée internationale, grâce à leurs carrières qui renferment de superbes fossiles : poissons, crustacés, étoiles de mer, raies, requins... Plus de 500 espèces de poissons ont été répertoriées, d'une grande beauté de conservation grâce à un ensevelissement rapide dans une vase sans oxygène.


Histoire
Dès l'Antiquité il existe des références quant à la présence de pierres en forme de poisson au Liban. Au 18e siècle des scientifiques occidentaux s'émerveillent eux aussi de ces pierres mystérieuses, ce qui va marquer le début d'une étude plus approfondie. Déjà Ducrotet estime qu'il est difficile pour un poisson de demeurer entier jusqu'à sa fossilisation, et soupçonne donc des conditions particulières. Puis Agassiz fait une étude plus complète du système.


Les carrières
Les carrières sont la propriété de quelques familles, qui les exploitent pour en sortir les précieux fossiles. Il s'agit de bancs de calcaire compact et brun, parfois fortement inclinés. Ces grandes plaques sont ensuite clivées pour en faire des plus fines, révélant par là même les fossiles qu'elles contiennent.
Il existe de nombreuses carrières, dont seulement deux demeurent exploitées : Haqel et Hadjoula, où l'on trouve raies, poissons, crustacés ...


La fossilisation
L'exceptionnelle diversité des fossiles et leur parfaite conservation donne deux importantes indications. D'abord, il y a eu une mortalité de masse, c'est à dire rapide et au même moment. Ensuite pour cette conservation le milieu devait être pauvre en oxygène. Cela laisse penser au scénario suivant: suite à d'importantes pluies, des nutriments sont arrivés dans la mer. Cela a profité au plancton qui a proliféré, absorbant tout l'oxygène disponible. En conséquence, les poissons sont morts asphyxiés, et se sont très bien fossilisés.

Nematonodus longispinus

Nematonodus est un poisson de taille moyenne. Il a une mâchoire supérieure possédant deux os, dentés, (au lieu d'un) ce qui représente un caractère primitif.  Il a un premier rayon de la nageoire dorsale allongée en une très longue épine.

Eurypholis boissieri

L'Eurypholis (ou Poisson Vipère) est un poison de taille moyenne au corps élancé. Il possède une large tête, des yeux larges et un museau pointu. Sa nageoire caudale est  fourchue. La ligne dorsale du milieu et les flancs portent chacun une rangée de larges écailles osseuses. Les Eurypholis étaient des prédateurs comme l'indiquent leurs nombreuses dents pointues. D'ailleurs celui-ci a un petit poisson dans son ventre, fossilisé en même temps que son chasseur.

Prionolepis cataphractus

Prionolepis cataphractus a une rangée  d'écailles en dents de scie visible sur son dos et il a une tête pointue. C'est un poisson moyennement grand, celui ci fait 17cm.  Le poisson dont la tête est en haut est un Eurypholis.

Scombroclupea kraer

Cette plaque contient 2 Clupea de 13cm et 1 Armigatus en bas, dont la tête est cachée par l'autre fossile.

Armigatus brevissimus

Petit poisson dépassant rarement les 7cm, au ventre bien arrondi, de la famille des Clupéidés. La tête est  pointue avec une importante orbite.  Il se retrouve souvent en plusieurs exemplaires, sûrement vivait il en bancs.

Anguillavus

Pharmacichtys sp.

C'est un petit poisson de forme ovale avec une longue épine sur le dos, servant à soutenir sa grande nageoire dorsale. Il a disparu à la fin du Crétacé.

Exocoetoides minor (Davis)

Exocoetoides est un petit poisson au corps mince. Sa tête est allongée et terminée par un museau pointu. Les nageoires pectorales sont extrêmement longues et larges, en forme d’ailes. Les nageoires pelviennes (ventrales) sont courtes et larges. C'était un poisson volant qui utilisait la portance des ses nageoires pectorales pour planer sur de longues distances. Le genre  est éteint mais sans doute relativement proche de l’actuel Exocet.

Pycnosteroides levispinosus (Hay)

Il se reconnaît à sa nageoire caudale en palette arrondie et ses nageoires pelviennes, dorsale et anale précédées respectivement d'épines, fortes et parfaitement lisses. Comme pour tous les Holocentridés, les épines dorsales de Pycnosteroides peuvent s'emboîter les unes dans les autres lorsque le poisson les rabat vers l'arrière, mais aussi se dresser en position de défense. Il ne mesurait pas plus de 6cm et se nourrissait d'algues. L'espèce est éteinte.

Ctenothrissa vexillifer  (Hay)

Ctenothrissa vexillifer est un petit poisson couvert d'écailles minces, La tête imposante  est dotée de larges yeux. On note la présence de très longs rayons articulés aux nageoires dorsales, anale et surtout pelviennes. Les nageoires sont caractérisées par l'absence d'épines. Malgré les longs rayons aux nageoires pelviennes, ces poissons n'ont jamais été considérés comme des poissons-volants. Leur corps trop massif et lourd indique plutôt une nage lente. Ctenothrissa était peut-être un poisson corallien.

Calmar

Au Liban les Céphalopodes sont rares. Ici les traces des parties molles sont conservées: corps et même tentacules.

Ginsburgia operta

La couleur blanche du poisson est due aux chromatophores (cellule de la peau qui contient des pigments).

Sedenhorstia dayi

Forme allongée avec de petits crochets sur le dos


Telepholis tenui

C'était un poisson volant qui utilisait la portance des ses nageoires pectorales pour planer sur de longues distances. Le genre est éteint mais sans doute relativement proche de l’actuel Exocet. Il est plus grand que Exocoetoides.

Dyplomystus birdi

Coccodus insignis

Stichopteryx sp

Enchelion montium

Davichthys dayi

Cyclobatis major

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