> L'OLIGOCENE DE PROVENCE: LES BRANCHES ET FEUILLES

 

D'après De Saporta, qui a principalement étudié la flore de cette époque, à l'époque tertiaire la température annuelle de la région était de 22° en moyenne.

Mais la disparition progressive des formes tropicales montre que la température a chuté. Les plages lacustres étaient prises par les palmiers et les conifères, alors que les végétaux de type européens n'occupaient qu'une place secondaire dans l'écosystème. En effet ils étaient en retrait des lacs, assez éparpillés, mais aussi à l'état d'arbustes, réduisant ainsi le nombre de leurs fossiles.

En conséquences les traces de conifères sont bien plus fréquentes que celles des végétaux à feuilles caduques dans les gypses d'Aix.

En photo, petite branche de 10cm trouvée à Aix en Provence

 

Ci-dessous quelques espèces les plus communes:

Nymphea gypsorum (nénuphar)

 

A g. Coussinet foliaire, à d. un rhizome (20 cm de haut) composé de multiples coussinets.

 

planche de De Saporta

Les coussinets sont les bases des tiges de feuilles. Le rhizome, le pied de la plante, est généralement grand, épais, et a une forte richesse nutritive : c'est pour cela qu'on le retrouve souvent en lambeaux, car les parties tendres étaient mangées par des animaux.

Pinnus (pin)

De nombreuses espèces de pins ont vécu à cette époque. On les reconnaît à leur nombre d'épines et à la forme de leurs cônes.

 

           

Cinnamonum camphorae (camphrier)

 

 

Cinnamonum lanceolatum

 

 

Laurus persea (laurier)

 

 

 

 

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